De l’autre coté du miroir.

mardi 30 octobre 2012
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Lors de nos recherches, nous nous sommes interrogés sur les causes de la fin de Binche Plage.

Nous avons tous connus le coté loisir, mais nous nous sommes jamais posés de questions sur l’envers du décor et sur les circonstances réelles du naufrage.

Depuis sa création, dans les années 30, le climat y est généreux et les normes d’hygiène moins strictes que ce qu’elles deviendront par la suite. De ce fait, la piscine pouvait fonctionner de mars à septembre, alimentée uniquement par de l’eau venant de la rivière et filtrée par un dispositif au charbon actif. Mais depuis la fin des années 60, le climat devient de plus en plus capricieux, rendant son nouveau propriétaire très nerveux. Comme si cela ne suffisait pas, le contrôle de la qualité de l’eau vient troubler les exploitants. Il est à présent interdit d’utiliser l’eau de la rivière et pour alimenter les bassins, il faudra utiliser de l’eau de ville et la filtrer avec un dispositif approuvé.

A plusieurs reprises, François Risselin le nouveau propriétaire, pense stopper net l’exploitation, mais alors le beau temps revenait comme pour donner un peu de sursis, prolongeant son agonie d’une dizaine d’années.

Dès la fin 1970, ou début 1980, François décide, non pas de fermer Binche Plage, mais de réduire les dépenses en diminuant la taille du bassin de deux tiers. Car en plus des contraintes climatiques et bactériologiques, une nouvelle directive impose que le bassin soit supervisé par un maître nageur breveté, sauf si la profondeur n’excède pas 1m50.

Ceux qui ont connus Binche Plage ont tous en tête un site bondé tournant à plein régime, mais derrière cela se cachaient des entretiens laborieux, coûteux et si jadis la famille Risselin avait le cœur à l’ouvrage, sachant que 6 mois hors saison à entretenir les lieux donneraient 6 mois de plein rendement, il n’en était plus rien.

Le déclin est amorcé quand, du temps de François Risselin, l’orchestre qui était payé au forfait et venait tous les dimanches pour animer le bal, commençait de plus en plus à se tourner les pouces à cause d’une météo hostile à la clientèle.

Il tenta, avec l’aide de sa femme et de son gendre, de maintenir Binche Plage le plus longtemps possible sur les flots et comme le capitaine fier de son navire, il restera aux commandes jusqu’à ses derniers jours [1]. Peu de temps après son décès, la piscine sera vendue et sa fille reprendra le flambeau, mais il n’en reste déjà plus que des vestiges et 24 années plus tard le site perdra son camping.

Il ne reste aujourd’hui que l’étang et sa buvette, mais de ce que Paul Hoyaux a bâti il ne subsiste absolument plus rien d’autres que des vestiges enfuis sous l’épaisse végétation et quelques structure de béton qui accusent mal l’épreuve du temps.

Par contre l’étang a su passer les épreuves et demeure toujours. Des projets d’aménagement y sont même prévus. [2]


[1Rédigée d’après les propos de Pierre Navire, le gendre de François Risselin à l’époque où Binche Plage fonctionnait encore.

[2Selon les propos de Josué Risselin, lequel lutte pour la survie de ce qui reste des lieux.


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